mercredi 12 mai 2010

Johnny Depp n'est malheureusement pas dans mon cours de spinning

Il y a un mois, je m'inscris gentiment à un cours de spinning à l'université pour la session d'été. J'oublie d'y aller, je n'ai plus le temps (ni l'argent) et je veux me désinscrire. Impossible, rien à faire, madame bouchée ben dur. Et pourtant, on sait que je suis bonne pour me faire rembourser des cochonneries (un divan en cuir de marde, quelqu'un?). 
Un peu frustrée, je vais à mon cours hier soir. La salle déborde, le prof entre et le poil me dresse sur les bras. C'est LUI, le prof trop poche qui nous fait faire des exercices dangereux pour les genoux (foi de mon amie ergothérapeute et foi de mes genoux qui n'ont pas tenu le coup) et qui n'a pas compris le sens du spinning (faire du vélo sur de la musique en suivant le beat). LUI, le prof trop poche qui m'a fait lâcher le cours à la dernière session parce que je ne pouvais plus l'endurer et je n'avais pas l'impression de faire du spinning, du vrai.
Alors il nous a raconté Alice au pays des merveilles (une chance que je l'avais déjà vu... il a dit toutes les péripéties) en nous faisant accroire (hum) qu'on était Alice et qu'on courait après un lapin blanc (vous le pourchassez! Pédalez vite vite vite! Attention y'a un buisson! Pédalez plus lentement, c'est dur de passer à travers le buisson!).
Heu.
On est pas une garderie. On fait du spinning pour se défoncer, pas pour essayer d'attraper un lapin imaginaire. Si je ne me retenais pas, je mettrais un beau gros sacre ici. Non mais tsé!

lundi 10 mai 2010

Cachez les chandelles parfumées, elles seront inutiles

On s'est acheté du homard, comme il n'était pas cher (belle illusion) et ce, malgré ma réticence parce que ça allait encore puer pendant 10 ans dans l'appart. On a pensé à le faire cuire sur le bbq avant d'abdiquer devant la température (c'est quoi ça, 3 degrés le 9 mai!). C'était succulent, on se serait cru Chez Julie (ou presque, parce que Sainte-Foy n'est pas tout à fait Havre-St-Pierre) et finalement, joie et bonheur, l'appart ne pue pas.
Révélation divine: pour tuer l'odeur du homard, rien de mieux que cuisiner un filet de porc aux pommes à la mijoteuse au moment où les bêtes cuisent (ça, et aussi ouvrir les fenêtres, les portes et le fan pendant la cuisson). Un porc qui mijote pendant 5 heures sent plus fort (et meilleur) que le homard.
Regardez-moi bien sortir la mijoteuse la prochaine fois que je fais du saumon, ou que je poêle des pétoncles. Vous savez, quand je disais que j'étais rusée comme une squaw...

samedi 8 mai 2010

Samedi de fête

Le temps est gris et maussade, froid, le vent me force à ressortir mon manteau de printemps (celui qui est doublé) et à ranger mon trench dans le garde-robe. J'ai fermé les fenêtres, mis les instructions pour se rendre à la fête sur la table de la cuisine. Je pense hockey pour plein de raisons. J'ai hâte de me déchaîner avec mon appareil photo pour croquer la jolie frimousse de la fêtée, celle que je me retiens d'afficher partout ici. Je mettrai ses minous poilus qui me font rire, je pratique mon accent anglais avant d'arriver (heeeeelloooooou!). Ambivalence d'un temps gris pour une journée joyeuse. Je me sens exactement comme ça.

jeudi 6 mai 2010

Rusée comme une squaw

Il faisait soleil à mon départ de l'université à 4h (contrairement à ce matin, d'où le bus) alors j'ai décidé de revenir à pied en me disant "4km, y'a rien là!". 5 minutes après mon départ, je remarque les nuages noirs au loin (on s'entend, "au loin" veut dire "dans 5 coins de rue"). Je presse le pas, en me disant que je pourrai toujours m'arrêter à un arrêt d'autobus si l'orage éclate. 

Dernier arrêt d'autobus, je suis à la moitié du chemin, les nuages avancent. Bah, tant pis, j'ai mon parapluie. Et je suis sûre que je suis capable de me rendre, me dis-je avec mon instinct d'ex-scoute ("scout un jour, scout toujours!"). Alors j'avance encore plus vite, je plisse les yeux, j'analyse les nuages ("oh, là-bas, ils sont moins foncés, bonne nouvelle", et "ah, je pense que si ça tombe, ça va tomber sur les ponts" avant de penser "pff, oublie ça, s'il y a un orage, ça sera vers Quatre-Bourgeois" - à l'opposé des ponts) et chaque minute, je prends une grande respiration par le nez, pour savoir si ça sent la pluie (chose facile à faire en pleine heure de pointe, c'est bien connu).

Le vent se lève, je marcherais plus vite si c'était possible, mon nez me dit que ça ne tardera pas (ainsi que mes cheveux dans la face - foutu vent!). La pluie commence à tomber quand je passe sous le viaduc ("han, est-ce que je viens de recevoir une goutte? Maaaarde!") et une madame aux cheveux frisés me dépasse comme une furie. J'arrive dans ma rue, ça sent définitivement la pluie et ça commence à être définitivement le temps d'ouvrir mon parapluie, mais je suis rendue chez moi.

Je suis entrée juste à temps pour fermer la fenêtre de l'entrée, dehors c'était le déluge, le vrai. Total: 40 minutes, 1-0 pour moi.

mercredi 5 mai 2010

24 vitesses

Il fait encore beau, encore presque 20 degrés et le proprio répare la clôture. Je suis de bonne humeur parce que je vais me déplacer toute la journée à vélo, parce que j'ai enfilé ma seule et unique paire de shorts. Ce soir j'ai mille plans, dont changer mes pédales. Je crois aussi que je devrais changer ma chaîne, mais ça, ça attendra. 
 
Quand je roule à vélo
La tête dans les étoiles et dans le vide
Le temps est doux
J'hallucine 
           - Daniel Bélanger, Intouchable et immortel -

mardi 4 mai 2010

Au risque de se répéter

Les fleurs sont superbes, il fait beau. Pas besoin d'en dire plus.

It's the perfect time of day
To throw all your cares away
Put the sprinkler on the lawn
And run through with my gym shorts on.
Take a drink right from the hose
And change into some drier clothes
Climb the stairs up to my room
Sleep away the afternoon.
                  - Barenaked Ladies, Pinch me -

dimanche 2 mai 2010

Début mai, 30 degrés

L'été tout à coup, les risques d'orage, les tulipes qui poussent sur le terrain, l'odeur des hot-dogs sur le barbecue, les deux buts de Cammalleri (deux M, deux L), la victoire, un petit gin tonic en passant, une nouvelle jupe, le cuir du divan qui colle un peu sous les cuisses, le gazon qui verdit, les bourgeons qui commencent à camoufler le bloc derrière chez nous, l'asphalte qui sent le mois de juin, la fille allumette qui passe douze fois en face en patins à roues alignées, le retour des spéculations sur la maison louche, tout ça. Un dimanche comme on les aime.