vendredi 21 mai 2010

Il y a tellement de photos dans mon ordi depuis hier soir que j'ai juste envie de saturer mon blogue d'images, de vous montrer ce petit oiseau qui guettait son nid dans la poutre bleue, le miroir juché près de la lucarne ou encore les fleurs roses qui poussaient sur le toit, à l'abri des regards indiscrets (sauf le mien). Mais je me contenterai de raconter les sublimes pâtes menthe/courgettes/feta que Bambi a cuisinées et le léger rhum and coke siroté pour fêter ce qu'il y a à fêter, pendant que le Canadien plantait les Flyers: 5-1. Yeah.

mercredi 19 mai 2010

Les médiums dans la vie

Il est 20h, je sors sur le balcon pour voir si j'ai besoin d'un chandail pour aller faire l'épicerie (pff! C'est l'été, voyons!). Mon voisin qui habite à droite (pas celui qui pimpe des echo) est assis sur la chaine de trottoir, silencieux. Il a un cellulaire collé à l'oreille. Et tout à coup, il s'exclame: "I see the future". Re-silence. Je suis rentrée en quatrième vitesse pour pouffer de rire. 
Alors si jamais vous avez besoin de savoir ce qui va se passer dans votre avenir, z'avez qu'à venir chez mon voisin. Y'a l'air ben smatt.

mardi 18 mai 2010

Same same but different

J'écoute le "mix canicule" de mon iPod, les gougounes aux pieds. Les fenêtres sont grandes ouvertes, je sais que je mangerai du barbecue ce soir parce qu'il fait si beau que ce sera la seule option. J'ai encore envie de me sauver de mon bureau, de descendre la côte qui mène à la plage en courant, que le vent s'amuse avec ma tresse et que je prenne des millions de photos, toutes surexposées, pour que la lumière particulière du mois de mai s'imprime quelque part, pour fixer le beau temps sur ma peau.
J'ai hâte à jeudi, savoir s'il faut fêter ou non, organiser de toute façon un apéro (peu importe comment on le nomme) avec Bambi, hâte aussi de réinstaller mon hamac sur le balcon, d'avoir chaud et d'aller chercher l'air climatisé lors d'un rendez-vous de stationnement. Hâte de tout commencer et de tout finir.

Well we scheme and we scheme but we always blow it
We've yet to crash, but we still might as well tow it
Standing at a light switch to each east and west horizon,
Every dawn you're surprising and in the evening one's consoling
Saying "See it wasn't quite as bad as"
           - Modest Mouse, Dashboard -

lundi 17 mai 2010

18h, local 440

Beau temps, encore. Il semble que je n'ai rien d'autre à dire. Mon vélo se fait bichonner à quelques coins de rue d'ici, un arbre tourne au rose dans la cour. Je pense à cette amie qui est rendue là où je voudrais être aussi. 
La journée est importante et je ne m'en fais pas, j'irai chercher mes ballerines dans mon bureau avant de trouver mon chemin dans un vieux bâtiment qu'on me dit charmant. Ouep.

C'est le printemps et c'est l'été
Et les terrasses se sont sont remplies
Et les gens sont épanouis
Comme des oiseaux sortis du nid
Les petits enfants qui pépient
Dans les piscines font pipi
            - Jean Leloup, Printemps été -

dimanche 16 mai 2010

Dimanche, jour béni

Je sors de la douche, j'ai les cheveux mouillés et un peu froid aux pieds: les fenêtres sont ouvertes. Il me faudra corriger aujourd'hui, alors que je brûle d'envie de m'éclater dehors parce qu'il fait tellement beau. Et puis on ira à Trois-Rivières, le soleil dans les yeux et on mangera comme des rois, comme toujours. Il y aura une game et je me souviendrai de mon rêve, dans lequel j'étais incapable de bien prononcer le nom de Dan Bylsma, l'entraîneur des Penguins (c'est comme Mike Babcock, entraîneur à Detroit. Au moins, le coach des Flyers s'appelle Peter Laviolette: fa-ci-le). On fera attention à ne pas frapper de loup au retour vers la capitale. 
Ça sera une superbe journée. Après tout, on a du lait au chocolat dans le frigo.

vendredi 14 mai 2010

Contre l'institution

Je recompose les piles de livres (et ceci n'est qu'un aperçu), alors que je croyais en avoir fini avec tout ça. L'institution joue avec mes nerfs et change sans cesse les consignes. C'est presque terminé, même si ça fait un an que je clame la même chose. C'est presque terminé. J'ai accumulé plus de cent pages de notes dont la moitié ne servent plus à rien. Je retombe dans Genette, je décortique la narration, procédé un peu répugnant que j'avais juré de ne pas faire.
Je recommence mon plan, je retourne mes idées dans ma tête, sur le papier, au coin du bureau. Et je relis ce billet, je vois tous ces préfixes en "re" et je trouve que ça donne une bonne idée de l'endroit où je suis. Dans un cercle. Au moins, j'ai les pré-requis pour réussir: patience et persévérance. 
Awèye.

jeudi 13 mai 2010

L'odeur qui nous monte au nez

Ça a crié fort chez moi hier soir, on s'est presque noyé dans le positivisme, on a fait tourner les serviettes du CH au-dessus de nos têtes comme des fous, on a accroché les drapeaux de voiture sur le côté de la télévision. Et même, sans blague, on a fumé (enfin, juste les plus audacieux) le cigare de la victoire sur le balcon fraîchement repeint.
On a aussi changé d'expression, passant de AH MON DIEU! à Doux Jésus! parce qu'on trouvait ça pas mal plus drôle, et que l'ambiance était absolument à la fête.
Il reste un seul cigare. On devra en racheter, si on se rend en finale de la Coupe (AH MON DIEU!  Doux Jésus!).